Les erreurs les plus fréquentes lors d'une Due Diligence technologique
La première erreur, côté cédant, est de s'y prendre trop tard : rassembler la documentation technique, clarifier la propriété du code et organiser les entretiens avec les équipes en quelques jours, sous la pression du calendrier de transaction, produit rarement un dossier convaincant. Une préparation en amont, même sommaire, change radicalement la perception de l'acquéreur.
Côté acquéreur, l'erreur la plus fréquente est de se concentrer uniquement sur le code et l'architecture, en négligeant la dette technique organisationnelle : dépendance à une poignée de développeurs clés, absence de documentation, processus de déploiement manuel non reproductible. Ces risques-là pèsent souvent plus lourd sur la valorisation à moyen terme qu'un choix technologique discutable.
La qualité logicielle, la sécurité et la conformité fournisseurs sont trois autres angles morts classiques. Un audit qui se limite à un entretien avec le CTO passe à côté de signaux que seule une revue structurée, croisant réponses et documents (contrats, schémas d'architecture, résultats de scans de sécurité), permet de faire remonter.
Enfin, une due diligence technologique gagne à être objectivée par un cadre commun aux deux parties : mêmes domaines évalués, mêmes questions, même échelle de risque. Cela évite les débats de perception et recentre la négociation sur des constats factuels et sourcés.
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